L’héritage de la viticulture traditionnelle en Bourgogne
La tradition, en Bourgogne, s’ancre dans des gestes transmis au fil de générations. Le terroir n’est pas un mot galvaudé : il incarne des siècles d’interprétation minutieuse du sol, du climat et du cépage. La Bourgogne viticole, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2015 pour ses « Climats », associe chaque parcelle à un savoir-faire humain bien spécifique (UNESCO).
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Travail manuel : La taille guyot, les vendanges à la main, le labour au cheval dans certains domaines (notamment au Domaine de la Romanée-Conti ou chez Coche-Dury) perpétuent un mode opératoire patient et précis.
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Utilisation raisonnée du soufre et du cuivre : Jadis, la viticulture s’appuyait sur un usage limité et empirique de ces produits.
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Fermentations naturelles : Les levures indigènes, présentes sur la pruine du raisin et dans la cave, étaient la norme, apportant complexité et singularité aux vins.
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Vieillissement long en fûts bourguignons : Les élevages s’effectuaient dans de petites barriques (pièces de 228 litres), parfois durant 18 à 24 mois.
La vigne était entretenue dans un paysage morcelé : sur 31 500 hectares, près de 1 247 «climats» sont dénombrés, certains ne couvrant que quelques rangs. Cette mosaïque, fruit du travail paysan et monastique, a forgé l’identité et la réputation du vin de Bourgogne (BIVB).
Un respect du rythme naturel
La viticulture traditionnelle laisse à la vigne le temps de trouver son équilibre. Les rendements, historiquement faibles (25-35 hl/ha pour un grand cru), sont assumés comme gage de qualité. La précarité des vendanges – une pluie, un gel, ou le mildiou – fait partie du risque accepté.