Retour aux sources ? La renaissance d’une viticulture responsable
Depuis le tournant des années 2000, face aux alertes écologiques et aux attentes des consommateurs, la Bourgogne accélère sa mue vers des pratiques plus vertueuses, alliant tradition et innovation.
Effet “bio” et adoption du durable
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En 2022, 23% du vignoble bourguignon était certifié en agriculture biologique ou en conversion, contre seulement 5% en 2008 (source : BIVB).
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L’agriculture biodynamique, prônée par des pionniers comme le Domaine de la Romanée-Conti ou le Domaine Leroy dès les années 1980, séduit de plus en plus. Ces méthodes rejettent les produits chimiques au profit de préparations naturelles, de traitements à base de tisanes, et d’une attention accrue à l’écosystème (source : Demeter France).
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Le HVE (Haute Valeur Environnementale) se généralise : plus de 38% des surfaces sont engagées dans une démarche environnementale certifiée (bilan 2023, BIVB).
Sols vivants et retour du cheval
L’entretien mécanique ou manuel des sols par les labours remplace peu à peu les herbicides. Les chevaux de trait retrouvent leur place dans les grands crus – Romanée-Conti, Clos des Lambrays – car leur passage respecte la micro-faune et limite le tassement du sol.
Réhabilitation de la sélection massale et diversité biologique
Les domaines redécouvrent la sélection massale des pieds-mères pour planter de la vigne plus résistante et expressive. En Côte Châlonnaise ou dans le Mâconnais, des essais de réintroduction de variétés autochtones oubliées (César, Gamay de Bouze) voient le jour, un travail supervisé notamment par le Conservatoire des Cépages de Bourgogne (source : BIVB).